| Idées principales | Détails et points clés |
|---|---|
| 📵 Abandon historique de la 3G par Apple | Les Apple Watch Series 11 et Ultra 3 sont les premiers produits Apple à supprimer totalement le support UMTS/3G. |
| 📶 Passage à une connectivité 5G et LTE uniquement | Ne plus prendre en charge la 3G signifie aucun signal cellulaire dans les zones couvertes uniquement par ce réseau. |
| 🌍 Extinction progressive des réseaux 3G dans le monde | Anticiper la fermeture des antennes 3G par les opérateurs, prévue en France d’ici 2029. |
| ⚙️ Gains techniques liés à la suppression de la 3G | Réduire la consommation énergétique et gagner de l’espace silicium dans une montre à autonomie limitée. |
| 📱 L’iPhone conserve encore la compatibilité 3G | Les smartphones maintiennent les anciens protocoles car les appels classiques en dépendent encore partiellement. |
| 🔭 La montre connectée, laboratoire des transitions technologiques | Utiliser l’Apple Watch comme terrain d’expérimentation avant une généralisation à tous les appareils. |
Septembre 2025 restera une date marquante dans l’histoire des objets connectés. Apple a présenté ses nouvelles Apple Watch Series 11 et Ultra 3, et ces montres cachent une décision technique inédite : c’est la première fois qu’un produit de la marque californienne abandonne définitivement le support de la 3G. Un tournant que je surveillais depuis un moment, tant les signaux annonciateurs s’accumulaient ces dernières années.
La fin d’une ère : l’Apple Watch tire un trait sur la 3G
Depuis 2017 et le lancement de l’Apple Watch Series 3, les montres connectées d’Apple intégraient une puce cellulaire compatible avec les réseaux LTE (4G) et UMTS (3G). L’eSIM permettait alors de passer des appels et de recevoir des notifications sans avoir son iPhone dans la poche. Une révolution à l’époque, même si la 3G n’était mentionnée qu’en note de bas de page dans les communications officielles.
Avec les Series 11 et Ultra 3, la donne change radicalement. Les fiches techniques ne mentionnent plus l’UMTS. On lit désormais uniquement « 5G et LTE ». Ce glissement discret représente pourtant un basculement historique : aucun produit Apple n’avait encore franchi ce cap depuis l’introduction de la 3G sur l’iPhone 3G en 2008. Dix-sept ans plus tard, le cycle se referme.
Pour être précis, voici ce que ce changement implique concrètement pour l’utilisateur :
- Dans une zone couverte uniquement en 3G, une Apple Watch Series 11 ou Ultra 3 ne captera aucun signal cellulaire.
- Les anciens modèles comme la Series 10 restent compatibles LTE et UMTS.
- La 5G devient la norme de connectivité supérieure pour les nouvelles montres.
- La 4G couvre désormais la grande majorité des territoires jugés prioritaires par Apple.
J’avoue que j’ai d’abord pensé à une simple mise à jour de fiche produit. Mais non, c’est bien une décision stratégique assumée par Apple, motivée par la disparition programmée des réseaux 3G dans le monde.
Pourquoi Apple supprime la 3G maintenant sur ses montres connectées
La réponse tient en un mot : extinction. Les opérateurs télécoms à travers le monde éteignent progressivement leurs antennes 3G pour réallouer les fréquences à la 4G et à la 5G. Les États-Unis ont largement finalisé ce processus, et la France s’y prépare également d’ici 2029. Apple anticipe tout simplement cette réalité réseau.
La marque a d’ailleurs confirmé que les réseaux 4G sont aujourd’hui suffisamment matures pour couvrir l’écrasante majorité des zones géographiques concernées. Ajouter la 5G vient préparer les montres aux nouvelles infrastructures déployées massivement en ce moment. C’est une logique que je retrouve systématiquement dans les cycles d’adoption des technologies mobiles : on ne maintient pas indéfiniment une ancienne norme quand l’infrastructure ne suit plus.
Le tableau ci-dessous illustre l’évolution de la compatibilité réseau entre les différentes générations de Watch :
| Modèle | Année | Réseaux supportés |
|---|---|---|
| Apple Watch Series 3 | 2017 | LTE + UMTS (3G) |
| Apple Watch Series 10 | 2024 | LTE + UMTS (3G) |
| Apple Watch Series 11 | 2025 | 5G + LTE |
| Apple Watch Ultra 3 | 2025 | 5G + LTE |
Je me souviens d’une discussion avec un ami ingénieur réseau qui m’expliquait que maintenir la rétrocompatibilité 3G dans un modem représente un coût en espace silicium et en énergie non négligeable. Pour une montre connectée à l’autonomie limitée, supprimer cette couche technologique obsolète prend tout son sens.

L’iPhone et les autres appareils : un abandon de la 3G à plus long terme
Une question me vient naturellement : est-ce que ce mouvement va s’étendre à l’iPhone et aux autres appareils de l’écosystème Apple ? À court terme, la réponse est clairement non. Les smartphones actuels, qu’il s’agisse d’un iPhone ou d’un PC portable équipé d’une connectivité mobile, conservent la compatibilité avec les anciennes générations de réseaux.
La raison est simple : les appels téléphoniques classiques reposent encore partiellement sur des technologies cellulaires anciennes, notamment la 2G et la 3G dans certaines configurations. Retirer ces protocoles d’un smartphone créerait des zones de silence inacceptables pour des millions d’utilisateurs. La montre connectée, elle, a des besoins cellulaires beaucoup plus limités : notifications, appels ponctuels, streaming musical.
Sur le long terme, la trajectoire est tracée. Quand la 2G et la 3G auront disparu partout, les modems intégrés aux futurs appareils n’auront plus besoin de gérer ces protocoles. L’Apple Watch Series 11 prend simplement de l’avance sur une évolution qui touchera l’ensemble du secteur technologique. C’est souvent ainsi que ça se passe : une catégorie de produit aux contraintes spécifiques sert de terrain d’expérimentation avant une généralisation.
Ce que je trouve attirant, c’est la discrétion avec laquelle Apple a opéré ce changement. Pas de grand discours, pas de keynote dédiée à la fin de la 3G. Juste une fiche technique mise à jour et une page tournée dans l’histoire des réseaux mobiles. La transition vers un monde 100 % 4G/5G s’accélère, et les géants de la tech comme Apple n’attendent plus que les régulateurs donnent le signal : ils anticipent, ils construisent l’après.